Bon sinon, y a des trucs qui m'échappent parfois : par exemple, pourquoi je passe à côté de certains groupes/artistes pendant plusieurs années, et puis tout à coup, toc, je tombe sous le charme. Et j'ai même pas l'excuse du "jamais entendu parler". Même pas. Prenez Turner Cody. Ben oui, je l'ai vu plusieurs fois : il y a quelques jours devant le Pop In un peu torché, mais bien avant en concert, tout seul ou pas. A chaque fois, je n'ai tout simplement pas accroché : trop américain, trop folkeux, trop sérieux, trop premier degré. Et ce n'est qu'au concert d'Adam Green, dont il faisait la première partie, que je l'ai vraiment découvert, finalement. Pendant ses premiers morceaux du Trabendo, il a affronté le public seul, moyennement à l'aise, un peu tendu... Et puis ses acolytes sont venus l'épauler - des musiciens qu'on reverra sur scène avec Adam Green, mais aussi Neman - et là, tout a changé. Pas aussi guignol qu'Adam Green mais aux paroles parfois tout aussi rigolotes, un peu plus américain qu'Herman Düne mais il n'y peut rien, plus pro que Jeffrey Lewis, moins maniéré que Dylan... Dès que je pourrai, je me précipiterai sur son nouvel album, First Light, voire sur ses albums, tous ses albums.Et puis j'aime bien ses vestes de costume légèrement trop petites.






