C'est pas parce que Rémi est Rémi qu'il ne faut pas en parler, finalement, zut alors. C'est pas parce que je reviens vers l'indiepop la plus noisy ces derniers temps, celle des Vivian Girls ou des Manhattan Love Suicides, que je dois renier les pop délicates, bricolées et mélodiques, comme celle d'Orouni. En écoutant Jump Out The Window, au casque, à fond les ballons, je me suis d'ailleurs surpris à découvrir tout le potentiel de l'album. Alors ok on y entend du ukulélé et des xylophones, des petits bruits qui font la marque de fabrique des groupes de Monster K7, mais what the fuck? On y entend aussi les prémices de la saturation de quelques guitares électriques, on se délecte aussi d'accélérations étonnantes : sur A Story Of Ladder, qui commence toute calme, sur Moneylenders, sur Air Hostess... On reste scotché par les nappes soyeuses des cordes de The Only Pictures I've Got (les comparaisons sont évidentes, suffit de lire ça pour se dire que oui, c'est bien sûr), qui explosent dans un orgasme quasi dramatique. Bref on est loin de la pop délicate et sympatoche dans laquelle certains pourraient le cantoner. On est dans une autre dimension, là, un truc qui prend son envol.Alors du coup, moi, je me prends à rêver de ce jour où Orouni aura envie de tout foutre en l'air et d'aller jusqu'au bout. De prendre une de ses mélodies si parfaites pour la saloper et y mettre plein de guitares qui saignent. Ca commence ici, mais dis Rémi, tu nous feras un morceau à la My Bloody Valentine à un de tes prochains concerts?
PS : je précise, à toutes fins utiles, que Rémi ne ressemble pas à la fille en photo. Ou presque pas.


3 commentaires:
Rémi porte pourtant très bien la tresse à la Timochenko, lui aussi...
A quand un duo ?
En tout cas, j'aime bien la photo.
Vu la maison et rue derrière, ce serait en Norvège que ca m'étonnerait pas...
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